Sarreguemines : Un bâtiment réhabilité dans la première UMD de France pour replacer l’humain au coeur du soin
Au CHS de Sarreguemines, 4.8 millions d’euros ont été investis pour offrir des conditions d’accueil dignes aux patients de l'UMD. Le bâtiment « Les Merisiers » a été complètement réhabilité. Après plus de 2 ans de travaux, il propose aujourd’hui 36 lits avec un objectif : replacer l’humain au cœur du soin dans un lieu hautement sécurisé.
Son N°1 - Un bâtiment réhabilité dans la première UMD de France pour replacer l’humain au coeur du soin
Dans le nouveau bâtiment, plusieurs patients sont déjà accueillis. Ici, l’objectif a surtout été de proposer des chambres individuelles.
On a réhabilité un bâtiment qui comportait des dortoirs pour en faire un bâtiment où il n’y a plus que des chambres individuelles ce qui n’a pas de prix pour les patients qu’on accueille et qui va simplifier également notre exercice.
Avec cette évolution, plus besoin de se demander « qui dort avec qui ? ». Dr. Bruno Scheifler, responsable des UMD est arrivé dans les années 90 au CHS de Sarreguemines. Le psychiatre demandait une évolution des conditions d’accueil depuis 2016.
Le premier objectif pour ces patients, c’est de les apaiser, c’est-à-dire qu’ils arrivent parce qu’ils sont gravement malades, délirants, instables, violents… Et, un des moyens, c’est de leur proposer un cadre de soins qui soit contenant, sécurisant. Pour des patients qui sont délirants, persécutés, se retrouver sans intimité, à partager des douches ou des chambres avec d’autres patients, c’est des facteurs qui sont de très mauvais pronostic.
Aujourd’hui la proportion de chambre individuelle augmente et on peut s’en réjouir, selon lui. L'UMD, qui aura 70 ans l'an prochain, poursuit donc sa transformation.

Des innovations au service des patients et soignants
Dans le nouveau bâtiment, il y a les chambres avec une télévision et des sanitaires…
Là on a un lit en mousse, qui permet d’éviter à certains patients de s’automutiler.

Mais aussi des espaces communs où les patients peuvent se retrouver, une chambre de soins intensifs et une chambre d’apaisement où ils peuvent s’isoler eux-mêmes selon François Gasparina, directeur des hôpitaux de Sarreguemines.
C’est des espaces sui s’appuient notamment sur des diffusions de musique, des diffusions de couleurs, des diffusions parfois d’odeurs, qui permettent à chacun de se calmer.
Un nouveau dispositif permet aussi d’allier sécurité et intimité pour les patients.
Nous avons souhaité mettre en place des dispositifs qui permettent aux patients de savoir si un soignant assure une visualisation à l’intérieur de sa chambre.



Cette réhabilitation constitue la phase 2 d’un plan global au niveau de la première UMD de France (un peu moins de 130 patients sont accueillis aujourd’hui sur les 160 lits disponibles, soit un quart de la capacité nationale). Après l’inauguration de l’unité « Les érables » en 2021 et « Les Merisiers » aujourd’hui, il restera une étape dans les années à venir pour en finir définitivement avec les dortoirs. 250 soignants travaillent à l'Unité pour Malades Difficiles de Sarreguemines.



