Aux urgences, la situation est tendue mais ''pour l'instant on tient le coup''


par Margot Benabbas
mercredi 31 mars 2021 à 11:16

Aux urgences, la situation est tendue mais ''pour l'instant on tient le coup''

L’épidémie de Covid-19 en France s’accélère à nouveau depuis plusieurs jours. Le nombre de patients en réanimation a dépassé le pic du 2ème confinement. En Moselle, on en compte 118, soit tout autant qu’en avril 2020.

Son N°1 - Aux urgences, la situation est tendue mais ''pour l'instant on tient le coup''

Emmanuelle Seris, déléguée syndicale Grand-Est pour l’Association des médecins urgentistes de France

Peut-on parler de 3ème vague ?

Pas vraiment, finalement il y a un glissement de la 2ème vague. Une poursuite des contaminations qui se fait plutôt depuis l'automne sans qu'on puisse à mon sens vraiment parler de 3ème vague.  

Les urgences du Grand-Est font elles face à un afflux de patients ? Quelle est la situation en Moselle-Est ?

La particularité par rapport à la 1ère vague de mars, c'est qu'en mars tout s'est vite arrêté, non du fait du confinement mais du fait de la crainte de consulter. Donc on avait une sous-représentation de nombre de pathologies qui n'étaient plus traitées par défaut de consultation. Parce que les patients ne voulaient plus aller à l'hôpital. On n'a plus vu les AVC, on n'a plus vu les infarctus. Donc c'est quelque chose d'absolument dramatique qui a entraîné des retards diagnostic chez des patients, un pronostic plus péjoratif puisqu'ils n'étaient plus pris en charge en urgence. Donc on avait une filière d'urgence qui était à 100% COVID en mars 2020, on ne voyait plus que des patients COVID. Tandis que maintenant on a retrouvé une activité qui est normale et dieu merci parce qu'on soigne à nouveau tout type de pathologie.

On se retrouve avec une poursuite de la pandémie qui dure dans le temps et c'est ça qui crée une tension hospitalière. C'est le fait de devoir gérer les deux filières. Mais c'est complètement normal, c'est notre rôle, et les hôpitaux l'assument parfaitement. 

Vous êtes également cheffe de service des urgences à l'hôpital Robert Pax de Sarreguemines, est-ce qu'il y a toujours autant de patients COVID qui arrivent aux urgences ? 

Sur Sarreguemines, c'est fluctuant. On est vraiment sur une poursuite de la contamination. On court derrière avec le vaccin et Dieu merci on commence à avoir une couverture vaccinale qui s'accélère réellement et qui va commencer à être efficace et qui donnera ses effets comme on le voit dans d'autres pays comme au Maroc, en Israël ou même en Grande-Bretagne. Et c'est vraiment notre porte de sortie. Donc effectivement, pour l'instant on tient le coup, on est quand même à moitié moins de saturation que lors de la première vague toute région confondue. C'est à dire que sur le nombre de personnes hospitalisées, en réanimation en France, on est à 50% du taux où on était en mars. Avec à l'époque 3 régions touchées alors que là, l'intégralité du pays est touché. Donc il faut relativiser, on est sur une poursuite de l'expansion de la pandémie mais on n'a pas des chiffres non plus qui sont de l'ordre de ce qu'on pouvait avoir en mars.

Si on regarde les chiffres qui sont parus aujourd'hui sur le bulletin de l'hôpital Robert Pax, on est sur 6 personnes hospitalisées pour un COVID en réanimation. Donc on est pas du tout sur les chiffres qu'on avait, on était à 3 fois plus en mars.  

Un conseil de défense va avoir lieu ce matin. De nouvelles mesures de restrictions. Faut-il, selon vous, un nouveau confinement et une fermeture des écoles pour enrayer l’épidémie ?

Je pense qu'il faudrait se garder de restrictions qui pénaliseraient encore plus psychologiquement l'ensemble de la population. On a tous énormément souffert et pris sur nous. Je pense qu'il faut accélérer la vaccination, c'est en cours. Il faut vraiment aller vers des choses de cet ordre-là, de l'ordre de la responsabilité individuelle. 


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