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Moselle : les stupéfiants, un véritable fléau sur les routes


par Cédric Kempf
vendredi 16 avril 2021 à 05:00

Photo : Shutter Stock

La préfecture de Moselle constate une hausse de la consommation de stupéfiants au volant

Des données loin d’être flatteuses et même plutôt inquiétantes. Pour ce début d’année, entre janvier et mars, les suspensions de permis provisoires en Moselle sont principalement dues à la prise de stupéfiants. Parvine Lacombe est la directrice du cabinet du préfet de la Moselle.

Son N°1 - Moselle : les stupéfiants, un véritable fléau sur les routes

On est passé de 86 en janvier, à 128 en février et 147 au mois de mars, sachant que, à chaque fois c'est la cause principale de suspension des permis de conduire dans le département.

La consommation de drogue alors qu’on conduit peut mener à la mort. C’est arrivé à plusieurs reprises l’an dernier.

Son N°2 - Moselle : les stupéfiants, un véritable fléau sur les routes

L'année dernière, sur 39 tués, 7 décès sur les routes étaient liés à l'usage de stupéfiants au volant.

Ce barème va être prochainement renforcé notamment à cause des distracteurs comme le téléphone portable.

Mais que risque exactement un automobiliste pris en flagrant délit ?

Son N°3 - Moselle : les stupéfiants, un véritable fléau sur les routes

Un automobiliste risque une suspension provisoire de son permis de conduire de 4 mois, conformément au barème établi et élaboré dans le département en collaboration entre l'autorité administrative et judiciaire, et jusqu'à 6 mois en cas de récidive.

Il faut savoir qu’en Moselle, il y a 23 IDSR (Intervenants Départementaux à la Sécurité Routière) qui font de la prévention auprès des plus jeunes face à fléau.

Le Plan départemental des Préventions de la Sécurité Routière prévoit aussi de la sensibilisation dans les entreprises.

Enfin, dans les prochains bilans mensuels communiqués par les services de l’Etat, on devrait en savoir plus sur les types de drogue qui sont pris par les automobilistes ainsi que les profils des personnes arrêtées.

La préfecture prévient que les contrôles des forces de l'ordre vont continuer à ce sujet malgré la crise sanitaire et le confinement.