Neuwiller-lès-Saverne (ep.4) : le Herrenstein, une histoire familiale


par Margot Benabbas
jeudi 29 juillet 2021 à 07:17

Neuwiller-lès-Saverne (ep.4) : le Herrenstein, une histoire familiale

La commune de Neuwiller-lès-Saverne dans le Bas-Rhin est pleine de charme. Avec ses 2 églises, ses chemins de randonnée et ses 35 nids de cigogne, on pourrait penser qu’elle attire les touristes. Pourtant ce n’est pas vraiment le cas. Rencontre avec les gérants de l’hôtel/restaurant du Herrenstein.

Son N°1 - Neuwiller-lès-Saverne (ep.4) : le Herrenstein, une histoire familiale

Le Herrenstein c’est avant tout une histoire familiale.

Mes parents ont repris l'affaire en 1979, moi je suis rentré en 2000. Il y a ma soeur aussi qui est là, donc c'est une entreprise familiale, il y a aussi mon épouse.

Aujourd’hui c’est avec son épouse Anaïs et sa sœur Laurence que Fabrice Cazemajor gère le restaurant et l’hôtel. Il est également Chef en cuisine et ne propose pas de plats typiquement alsaciens mais plutôt de la cuisine bistronomique. A l’image de son plat signature.

Un filet de bar aux fraises avec une mousseline d'olives noires et huile de basilic. On associe en fait l'olive noire, la fraise, le basilic et le poisson. 

Mais l’Alsace est belle et bien présente ici avec notamment un vieux fou au sous-sol pour les tartes flambées…

On a un caveau au sous-sol, en général en hiver on l'utilise pour la tarte flambée  

Si les recettes ne sont pas alsaciennes, les ingrédients le sont la plupart du temps. Comme les fraises de la ferme Waechter. Autre note alsacienne : les nombreux nids de cigognes sur le toit de l’hôtel qu’on aperçoit notamment dans le jardin. Un grand jardin au pied de l’emblématique église de Neuwiller.

Là, rien que sur le toit il y en a je crois 5 ou 6. Mais bon c'est bien. C'est à l'image de l'Alsace donc pour les touristes c'est bien. Il y a parfois des gens qui pensent qu'il y a des marteaux-piqueurs la nuit mais en fait c'est les cigognes  

 

Si le restaurant marche très fort, tous ces atouts ne suffisent pas forcément à attirer les touristes. Anaïs s’en rend compte dans la partie hôtellerie.

En terme de tourisme c'est vrai qu'on est un peu le parent pauvre de l'Alsace. On n'a pas de vignes, on n'est pas sur la route des vins. Après on travaille beaucoup avec le Royal Palace par exemple, mais on n'a pas vraiment des clients qui viennent passer la semaine à Neuwiller. 

A tout ça s’ajoute la crise sanitaire. Ces derniers mois, les réservations se sont faites rare dans les 13 chambres de ce charmant hôtel familial.


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