Sarreguemines : Les infirmiers libéraux manifestent pour faire reconnaitre leur travail


par Cédric Kempf
jeudi 16 mai 2024 à 21:55

Les infirmiers libéraux manifestent pour faire reconnaitre leur travail

Une centaine d’infirmiers libéraux en colère sont descendus dans la rue à Sarreguemines. Un mouvement national a été déclenché ce jeudi soir à 20h. Dans la cité faïencière, des infirmiers de toute la région se sont donnés rendez-vous, place du Marché, pour exprimer leur ras-le-bol.

Son N°1 - Les infirmiers libéraux manifestent pour faire reconnaitre leur travail

Il y a 4 ans, à ce même horaire, on les applaudissait. Aujourd’hui, ils tirent la sonnette d’alarme.

Qui est usé ? C'est nous !

Qui est humilié par le gouvernement ? C'est nous !

Qui refuse en bloc une santé au rabais ? C'est nous !

Ibtissame Messrour est administratrice du collectif « Infirmiers Libéraux en Colère ». Elle nous explique que le vase a débordé à partir de la crise sanitaire.

On est parti en guerre, avec comme matériel des sacs-poubelles, on pensait qu'après ça, on serait enfin reconnu et revalorisé, puisque, quand même, on n'a pas été revalorisé depuis 2009, depuis 15 ans, et on attend... Et malheureusement, toujours rien.

Ce jeudi soir, les manifestants ont condamné l’inaction du gouvernement. Anne, infirmière libérale dans le secteur de Creutzwald, a 61 ans.

Physiquement, je ne peux plus m'accroupir, mettre des bas de contention, ça me pose problème, tout comme les toilettes dans les salles de bain exiguës. 

Alors travailler jusqu’à 67 ans…

Quand j'étais jeune, on me disait toujours que "les infirmières ne finissent pas leur carrière", et ça me faisait rire. Finalement, moi-même, je ne finirai pas ma carrière. Moi, j'ai acté 62 ans et 9 mois, et je peux partir avec une retraite de misère, mais je préfère m'arrêter.

La pénibilité de leur travail n’est pas reconnue. Valériane, 42 ans, et Marie, 30 ans, sont infirmières dans le pays de Bitche.

On est presque seules, on n'a presque plus de médecins derrière, il n'y a pas d'aides...

Le plus souvent, ce sont des personnes âgées, voire très âgées ou en fin de vie. 

Et puis, qu'on reste 10 minutes ou 30 minutes, c'est le même prix quoi.

Il y a aussi les familles autour, à gérer, à rassurer.

Malgré tout, elles aiment leur métier.

Pour ma part, oui, parce que c'est mon métier de cœur et que j'aime ce que je fais. Mais jusqu'à 67 ans, je ne tiendrais pas non.

À refaire, je ne sais pas si je referais. Mais je ne serais pas quoi faire d'autres par contre.

Si à Paris on ne les entend pas, le collectif prévoit de durcir ses actions.


19h-22h
vague3 vague2 vague1

Musique, actu, jeux, bonne humeur...


Ecoutez en direct :
19h-22h

Dans le reste de l'actu...

Fréquentation, animations et nouveau restaurant : Le musée La mine Wendel de Petite-Rosselle fête ses 20 ans

il y a 9 h 7 min

Des dépôts de plainte simplifiés pour les victimes de violences conjugales à l’hôpital de Forbach

il y a 13 h 4 min

La ville de Sarreguemines lance un appel aux citoyens pour sa réserve de sécurité civile

il y a 13 h 5 min

Catastrophe au puits Vouters : deux anciens mineurs se remémorent le 30 septembre 1976

il y a 13 h 5 min

Voir toute l'actu

Flash InfoIl y avait du monde pour aller voir l’ancienne chancelière allemande mardi à Sarrebruck 

il y a 2 h 13 min

Flash InfoDes records de températures pour une fin septembre ont été enregistrés dans la région 

il y a 2 h 14 min

Flash InfoDes tensions ce mercredi matin à Saint-Avold

il y a 2 h 15 min

Flash InfoLa gendarmerie de Creutzwald a de nouveau interpellé un chauffard qui roulait à grande vitesse 

il y a 9 h 15 min

Flash InfoLes affiches du 3ème tour de la coupe du Grand Est de football sont connues

il y a 11 h 28 min

Voir toute l'actu

Un site fièrement propulsé par