Sarrebruck : ''Illégal Street Art Graffiti'', une exposition inédite au Musée historique de la Sarre


par Camille Bazin
mercredi 11 septembre 2024 à 05:00

''Illégal Street Art Graffiti'', une exposition inédite au Musée historique de la Sarre

Une exposition sur l’art de rue est proposée en ce moment au Musée Historique de la Sarre, à Sarrebruck. « Illégal – Street Art Graffiti » s’intéresse à l’évolution de cet art de 1960 à 1995. Aaron Henz, le guide, nous a fait la visite. Un reportage de Hannah Gerhardt. 

Son N°1 - ''Illégal Street Art Graffiti'', une exposition inédite au Musée historique de la Sarre

On constate rapidement que les origines du street art et du graffiti se trouvent dans le domaine illégal. L'accent est donc mis sur ces œuvres.

Sur les murs, des projections d’œuvres de toutes tailles et de toutes origines mais aussi des œuvres originales. Aaron Henz nous conduit vers une oeuvre d'une artiste américaine créée sur une palissade en bois à New-York. 

Elle est de Jane Bauman. L’Américaine a commencé à créer des graffitis, principalement au pochoir à la fin des années 70. On y voit la silhouette de la Statue de la Liberté, d'où émerge un homme tenant un pistolet à la main. 

Cette oeuvre a été volée et a disparu pendant plusieurs décennies avant d'être retrouvée en 2020. L'artiste a ensuite décidé d'en faire don au Musée historique de la Sarre. 

L’exposition met aussi en avant des œuvres françaises. En 1968, les graffitis étaient utilisés comme forme d’expression politique. 

On voit la porte d’entrée de l’école Supérieure des Beaux-Arts à Paris occupée par des manifestants en 1968. Ici, on voit une caricature de Charles de Gaulle. En dessous, il y a une petite phrase qui dit « la chienlit, c'est lui ». C’est une référence à une déclaration de de Gaulle « Les réformes oui, la chienlit non » en parlant des étudiants. 

Une autre section se consacre notamment à la rue Visconti. Dans cette petite rue à Paris, de nombreuses œuvres de street art se sont accumulées au fil du temps. L'Iron Curtain, le Rideau de Fer, en est un exemple.   

Une des œuvres les plus reconnaissables dans le paysage urbain était celle de Christo et Jean-Claude. Ils ont empilé plein de barrils de pétrole dans la rue Visconti. Cela s'est concrètement réferé au mur de Berlin construit un an auparavant.

Sur le mur d’en face, un tag d’un artiste franco-allemand, Reso. 

Son nom, RESO, est également dérivé du mot français « Réseaux ». Cela montre bien qu'il était très lié à des gens de Sarrebruck et de Lorraine dans sa création artistique. C'est avec eux qu'il a fondé le premier groupe de graffiti de Sarrebruck, qui s'appelait Dibbelabbes-Klan. C'était une façon de faire allusion à l'histoire et à la culture régionales.  

L’exposition est visible jusqu’en février 2025. Sur le site internet, vous trouvez plus d'informations sur les tarifs d'entrée et les heures d'ouverture. 


Fin d'aprèm
vague3 vague2 vague1

Musique, actu, jeux, bonne humeur...


Ecoutez en direct :
Fin d'aprèm

Dans le reste de l'actu...

Dormir dans les arbres, un rêve d’enfant réalisable à Keskastel

il y a 12 h 46 min

La Sarregueminoise Perrine Muller participe aux championnats du monde de CrossFit

il y a 12 h 46 min

Woustviller : L’école du Chambourg, championne de mobilité douce lors du challenge de la CASC

il y a 12 h 46 min

Petite-Rosselle : Des vêtements à petits prix pour venir en aide aux plus démunis

il y a 1 jour 12 h 16 min

Voir toute l'actu

Flash InfoLe pont de l’amitié s’est refait une beauté entre Grosbliederstroff et Kleinblittersdorf 

il y a 2 h 51 min

Flash InfoLes collectes de sang commencent aujourd’hui sur le territoire

il y a 2 h 52 min

Flash InfoAvant l’installation de l’entreprise CIRC à Saint-Avold, une réunion publique a lieu ce soir

il y a 2 h 52 min

Flash InfoLola Karst sera au magasin Intersport de Sarreguemines mercredi

il y a 2 h 53 min

Flash InfoPendant la canicule, les pompiers de la Moselle ont été fortement mobilisés 

il y a 2 h 54 min

Voir toute l'actu

Un site fièrement propulsé par