Mois sans tabac : ''Un fumeur a 70% de chance supplémentaire d’arrêter, s’il reçoit l’aide d’un professionnel de santé''


par Lucas Michels
lundi 4 novembre 2024 à 11:33

Mois sans tabac : ''Un fumeur a 70% de chance supplémentaire d’arrêter, s’il reçoit l’aide d’un professionnel de santé''

 Comme chaque année le mois sans tabac revient, et c'est ce moi-ci. Plus de 100 000 personnes sont inscrites en France cette année.

Son N°1 - Mois sans tabac : ''Un fumeur a 70% de chance supplémentaire d’arrêter, s’il reçoit l’aide d’un professionnel de santé''

Le professeur Francis RAPHAËL est tabacologue et vice-président du Resamest (Réseau de Santé de Moselle-Est) à Behren-lès-Forbach.

Le but du dispositif est d’arrêter en groupe, avec un soutien. Est-ce qu’arrêter de fumer seul c’est possible où il faut se faire accompagner ?

Arrêter seul, c’est possible, mais il faut une extrême motivation, une grande estime de soi et croire en soi. De son côté, le groupe, lui, renforce la motivation et l’émulation de chacun. On sait qu’un fumeur a 70% de chance supplémentaire d’arrêter, s’il reçoit l’aide d’un professionnel de santé. 

La ministre de la Santé, Geneviève Darrieussecq, a annoncé mardi l'interdiction des pouches, ces sachets de nicotine utilisés comme moyen de sevrage. Ils sont devenus tendances auprès des jeunes, est-ce que c’est une bonne chose cette interdiction ou est-ce-que ça prive les fumeurs d’un substitut ?

C’est une excellente chose, car les pouches sont souvent un mode d’entrée vers le tabagisme, et les pouches sont des sachets de nicotine que l’on pose entre la gencive et le maxillaire, mais, il n’y a pas que de la nicotine, il y a aussi des arômes pour entraîner une sorte de dépendance. On sait que la nicotine, en 7 secondes, passe de la muqueuse jugale, de la gencive, au centre du cerveau, pour entraîner une sorte de bien-être, de récompense, et entraîner une dépendance.  

De manière générale, que pensez-vous des substituts nicotiniques ?

Les substituts nicotiniques sont d’excellents moyens d’arrêter de fumer, car la nicotine entraîne la dépendance. On va d’abord évaluer le taux de nicotine dont ont besoin les gens, et on va dégressivement, grâce aux substituts nicotiniques, diminuer ce taux, pour arriver à un sevrage, et on y arrive. On sait que la nicotine a de gros effets cardiovasculaires, néfastes pour la santé. On a d’excellents résultats avec les substituts nicotiniques. D’ailleurs, le plan national de lutte contre le tabagisme le montre, on était à 29.4% de tabagiques quotidiens en 2016, et à l’heure actuelle, pour les adultes, on est à 24.5%. La prévalence du tabagisme quotidien, grâce aux meilleurs moyens que sont les substituts nicotiniques, pour arrêter de fumer, chez les jeunes de 17 ans, entre 2017 et 2022, ça a baissé de 25% à 15.6%, bien au-delà de l’objectif du PNLT, qui était fixé à 20%.  

L’Union européenne a récemment recommandé d’étendre l’interdiction de fumer aux terrasses, est-ce qu’interdire de fumer dans des lieux publics peut faire reculer le nombre de fumeurs ?

On est très heureux de cela, car le tabac est un fléau pour l’environnement. 30 milliards de mégots sont jetés par an en France, et un mégot pollue 500 litres d’eau. Nous sommes très heureux de ces nouvelles réglementations, et nous espérons que de nouveaux espaces extérieurs à usage collectif, seront libérés du tabac, non seulement les terrasses, mais aussi les plages, les parcs publics, les abords extérieurs de certains lieux publics à usage collectif, notamment les établissements scolaires.

Notre problème, chez nous, c’est toujours cette proximité avec la frontière, est-ce qu’aujourd’hui on peut avoir une vision juste de la consommation de tabac chez nous, alors que la plupart des fumeurs se fournissent de l’autre côté de la frontière ?

Notre situation est catastrophique, surtout quand on voit le prix du tabac au Luxembourg, et ce n’est pas rigolo pour la Moselle-Est. On sait que la mesure qui vise à diminuer le tabagisme, c’est l’augmentation du prix du tabac. Il faut aller jusqu’à un prix de 13€ pour un paquet de cigarettes en 2027. Plus on a augmenté le prix du paquet de cigarettes, plus on a vu les sevrages augmenter.

 Le Plan national de lutte contre le tabagisme ambitionne d’atteindre la première génération sans tabac en 2032, c’est réalisable ?

 Je l’espère, on augmente les campagnes. Le mois sans tabac du mois de novembre, nous a beaucoup aidé, tout comme le 31 mai, la journée mondiale sans tabac, les manifestations nous aident beaucoup aussi, et on espère qu’en 2032, on arrivera a éradiquer le tabagisme chez les jeunes. 


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