Sarrebourg : Après son élection, Fabien Di Filippo promet "un mandat de recentrage"
La ville de Sarrebourg a un nouveau maire. Dimanche dernier, Fabien Di Filippo, député Les Républicains de la quatrième circonscription de Moselle, a été élu avec 58% des suffrages exprimés. Il prend donc la succession d'Alain Marty. Alors quels sont les projets de Fabien Di Filippo pour Sarrebourg ? Il était notre invité ce matin dans le Grand Réveil.
Son N°1 - Après son élection, Fabien Di Filippo promet "un mandat de recentrage"
Vous avez été élu dimanche au premier tour des municipales face à Céline Bentz. 58% des électeurs vous ont donné leur voix. Vous serez officiellement maire ce samedi 21 mars après le premier conseil municipal. Vous vous attendiez Fabien Di Filippo à un tel résultat ?
On a eu une campagne qui s'est extrêmement bien passée. On a senti beaucoup de soutien des Sarrebourgeois à notre projet. Donc effectivement ça a été une belle campagne. La nouvelle équipe et le projet ont été très bien accueillis. Donc on sentait dans les derniers jours que la dynamique était très positive et on est très heureux du résultat. Pour moi à chaque élection, cette confiance renouvelée des Sarrebourgeois, que ce soit les législatives ou les municipales, ça donne beaucoup de courage et ça fait très chaud au cœur.
Sarrebourg est une ville importante pour la droite républicaine. En tant qu'élu de territoire mais aussi national, puisque je rappelle que vous occupez le poste de député jusqu'à votre démission, c'est important de garder cette étiquette politique ?
Moi vous savez, j'ai connu en tant que député une décennie terrible, pour la droite notamment, avec l'avènement du macronisme. Et encore dans cette élection municipale, face à moi, une collaboratrice du gouvernement macroniste. Donc à chaque fois, c'est l'histoire de ces combats face à un mouvement qui avait donné de l'espoir aux Français et qui finalement s'est révélé être une vaste hypocrisie. Donc je suis toujours resté fidèle à mes valeurs, toujours resté fidèle à mes engagements. Et je crois qu'à un moment donné, dans le chaos politique qu'est le paysage français aujourd'hui, dont Emmanuel Macron est le principal responsable, cette fidélité aux valeurs, ce sens du travail, je crois que les gens le reconnaissent.
Justement concernant votre poste de député, comment ça va se passer maintenant ?
L'élection du maire a lieu demain matin. Ce qui veut dire qu'après, il y a un mois pour remettre ma démission. Et à ce moment-là, Jérôme End, qui est mon suppléant, me succèdera automatiquement.
Parlons de Sarrebourg à présent. Quels sont vos projets pour les années à venir ? Vos priorités ?
C'est un mandat de recentrage. Après plusieurs décennies de développement périphérique, comme dans beaucoup de villes moyennes, et qui ont permis à Sarrebourg de rayonner d'étendre sa zone de chalandise au-delà de Lunéville, au-delà de Saverne. Ce mandat-là, ça va être celui de la redynamisation du cœur de ville par la santé, avec des projets qui concernent à la fois une grande maison de santé pluridisciplinaire pour 25 professionnels de santé, et aussi des projets en médecine de ville sur l'ophtalmologie, la radiologie. Derrière un gros travail sur le parcours marchand pour redynamiser le commerce, et aussi sur la place du marché avec l'extension des Halles. Et puis, c'est aussi des grands changements urbanistiques, avec un îlot de la Paix, près de la place emblématique des Cordeliers, devant le vitrail de Chagall, qui sera rasé pour faire une grande esplanade végétalisée vers le musée. Ce seront des grandes transformations pour notre cœur de ville. Et à côté de ça, il y a beaucoup de projets aussi pour les familles, dans le cadre du logement aussi, parce que les foyers évoluent. Vous avez aujourd'hui besoin d'une offre pour les familles et pour des personnes seules qui ont du mal à avoir des grandes surfaces à les chauffer. Donc, c'est tous ces défis-là qu'on doit relever, tout en gardant ce qui a fait la force de Sarrebourg, c'est-à-dire le dynamisme du tissu associatif, la résilience du tissu économique et quand même un climat où il fait bon vivre.


