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Marcel Lampert, le doyen du Val de Guéblange

Marcel Lampert, le doyen du Val de Guéblange

Photo : Camille Bazin

Suite et fin de notre saga consacrée à la commune du Val de Guéblange et à ses habitants. À 91 ans, Marcel Lampert est le doyen de la commune. Fils des patrons du bistro du village il connaît mieux que personne la commune.

Cinq villages en un

Avec ses 850 habitants environ, la commune du Val de Guéblange s’étend sur 19km². Historiquement, il y avait cinq communes : Le Val-de-Guéblange, Audviller, Schweix, Steinbah et Wentzviller.

Il y a 2 siècles et demi c’était 5 communes mais une seule paroisse alors les gens se rencontraient à l’église. Chaque annexe était une commune à part.

Pourtant, plus de deux siècles plus tard, il existe toujours des clivages entre les anciennes communes.

Une vie bien remplie

Marcel Lampert réside dans l’annexe de Steinbach depuis qu’il est né. Sa naissance d’ailleurs n’a rien de banal.

Je suis né dans le bistrot à côté. C’est pour ça que je ne bois pas de lait que de la bière et du vin. Et pendant 30 ans je n’ai travaillé que sur des vaches.

Marcel Lampert était inséminateur.

À l’époque Marcel Lampert avait 22 ans. Il venait de finir son service militaire et ne connaissait rien au métier ce qui ne l’a pas empêché de faire naître de nombreux veaux dans plus de 50 communes du département.

Sur son temps libre, Marcel Lampert a une passion, la musique. Aujourd’hui encore il n’est jamais loin de son baryton.  

Souvenirs d’enfance

Né le 8 mars 1929, Marcel Lampert se souvient de l’époque où la commune était occupée par les allemands.

Un soir, juste avant la libération, Marcel se souvient de sa première rencontre avec un américain.

Le lieutenant américain a demandé au lieutenant allemand s’il avait le droit de me donner du chocolat. Le lieutenant allemand a dit pas de problème. Alors c’est là que j’ai mangé le premier chocolat et le premier chewing-gum.

Autre souvenir qu’aime se remémorer Marcel Lampert, celui de son premier couscous. Là encore, c’était pendant la guerre.

On avait le 21ème régiment de tirailleurs algérien d’Épinal qui travaillait là pendant quelques semaines sur la ligne Maginot. Ma mère, elle cuisinait au bistrot pour les officiers et sous-officiers. Un jour ils avaient le couscous, alors ils m’ont donné une gamelle et ils m’ont dit tu te mets dans la colonne. A l’âge de 7 ans, j’ai mangé mon premier couscous.

Des histoires comme celle-ci, le doyen de la commune en a des centaines raconte dans le détail dans ses mémoires. Forcément, on a voulu connaître son secret de santé et de longévité.

Pour rester en forme, il faut toujours avoir le plaisir de parler avec les gens.

Camille Bazin

| vendredi 17 juillet 2020 à 15:15 - Mise à jour le 18 juillet 2020 à 12:39

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