Grosbliederstroff : Épileptique, Noah combat les préjugés liés à sa maladie


par Laura Vergne
lundi 12 février 2024 à 05:16

Épileptique, Noah combat les préjugés liés à sa maladie
Bénédicte et son fils Noah à Grosbliederstroff

Ce lundi 12 février 2024, c’est la journée internationale de l'épilepsie. Plus de 140 pays la célèbre. À cette occasion, beaucoup de mairies françaises seront illuminées en violet, dont celle de Sarreguemines. L’objectif : changer le regard sur la maladie et les personnes épileptiques en luttant contre les idées reçues, qui sont parfois plus compliquées à supporter pour les malades que la maladie en elle-même. Rencontre avec Noah, un adolescent épileptique.

 

Noah, 13 ans, vit à Grosbliederstroff. Il est épileptique depuis tout petit.

Tous mes muscles se relâchent, je tombe, je ne peux plus bouger, mais je suis encore conscient. Parfois, je ne suis plus là pendant cinq secondes.

Des absences, comme une épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête à chaque instant, suscitent l’incompréhension des personnes autour de lui.

J'ai des problèmes avec les profs et ça, j’en ai beaucoup souffert, surtout au collège. Ça se passe très mal.

Malgré plusieurs certificats médicaux. 

Ils vont dire que je fais exprès de ne rien faire. Ils vont dire ''c'est venu d'un coup, on ne te croit pas.''

Sa maman, Bénédicte, est déboussolée.

En fait, ils ne comprennent pas qu’à un instant, il puisse être en forme et qu’un coup de fatigue énorme survienne soudainement. Il fait des absences épileptiques pendant les cours et pour eux, il est dans la lune, il fait exprès de ne pas prendre de notes. Je leur ai expliqué que son traitement avait de lourds effets secondaires.

Douleurs, grosse fatigue et changements d’humeur.

On me dit 't’es super gentil' et cinq minutes après, je gueule partout, et au fond, ça m’embête un peu pour les autres. Mon but n'est pas d'être méchant, mais ça arrive.

Tiphaine Ligutti, déléguée du Bas-Rhin de l’association Épilepsie-France.

Quand on parle de l'épilepsie, beaucoup pensent à la grosse crise convulsive, la personne bave, elle s’urine dessus alors que pas du tout. Ça fait partie des crises d’épilepsie, mais ça ne représente pas du tout la majorité des personnes épileptiques.

650 000 personnes épileptiques en France, 650 000 épilepsies différentes.

Beaucoup de personnes ne pensent pas que c'est une maladie neurologique alors que ce sont bien les neurones qui sont malades, c'est bien le cerveau. Ils ne sont pas responsables de ça et ils n'ont rien fait de méchant, au contraire, il faut changer le regard sur cette pathologie.

L'épilepsie est la deuxième pathologie neurologique en France, après la maladie d'Alzheimer.


La Mélodie Family
vague3 vague2 vague1

Musique, actu, jeux, bonne humeur...


Ecoutez en direct :
La Mélodie Family

Dans le reste de l'actu...

Rimling : Une affaire de passion et de précision sur le concours de labour

il y a 3 h 27 min

La commune de Lhor sera en fête ce week-end

il y a 2 jour 21 h 1 min

Petit-Tenquin : L’art du labour mis à l’honneur ce dimanche avec un concours

il y a 2 jour 23 h 28 min

Entre festivals, spectacles et fêtes de village, où sortir ce week-end ?

il y a 3 jour 2 h 28 min

Voir toute l'actu

Flash InfoLa musique celtique va résonner ce week-end au parc archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim

il y a 2 h 6 min

Flash InfoÀ Saint-Avold, les travaux de requalification du centre-ville se poursuivent au mois d’août

il y a 2 h 10 min

Flash InfoRendez-vous à Stiring-Wendel aujourd’hui si vous souhaitez donner votre sang

il y a 2 h 11 min

Flash InfoLe nombre de décès en Sarre lié à la canicule est largement supérieur à celui de l’année précédente

il y a 2 h 12 min

Flash InfoLa Moselle se mobilise en faveur des sinistrés des incendies dans le sud de la France

il y a 2 h 15 min

Voir toute l'actu

Un site fièrement propulsé par