Mobilisation des coiffeurs à Paris : un bus partira de Forbach avec l'UNEC


par Margot Benabbas
mercredi 18 juin 2025 à 08:37

Mobilisation des coiffeurs à Paris : un bus partira de Forbach avec l'UNEC

C’est assez rare pour être souligné : les coiffeurs de toute la France sont appelés à manifester le lundi 30 juin, place de la Bastille à Paris. Qu'en est-il en Moselle ? Réponse avec l'invité du Grand Réveil ce mercredi matin. 

Son N°1 - Mobilisation des coiffeurs à Paris : un bus partira de Forbach avec l'UNEC

Liliane Lind, présidente de l’Union Nationale des Entreprises de Coiffure en Moselle 

L’une de vos revendications principales est la lutte contre la concurrence déloyale. Pouvez-vous nous expliquer la problématique ?

Comme dans beaucoup de métier on est encadré par des normes d’hygiènes, d’assurances, des obligations réglementaires et fiscales et puis malheureusement certains échappent à toutes ces contraintes alors on peut dire que cette concurrence, un peu déloyale quand même affaiblit surtout et fragilise l’ensemble de notre métier, notre si beau métier. 

L’UNEC évoque aussi des charges de plus en plus lourdes à supporter. Qu’est-ce qui pose problème ?

Les charges sociales c’est l’Urssaf, la TVA, l’augmentation des coûts de l’énergie, vous avez aussi les loyers qui augmentent, les salaires, quoi que pour les salaires on préfèrerait qu’on baisse les charges et qu’on puisse, avoir au lieu du brut, du net pour nos salariés ce qui serait bon pour avoir de nouvelles ambitions pour notre métier. A cause de ces augmentations c’est vrai que le résultat net se réduit et ça demande surtout beaucoup de courage à nos patrons coiffeurs. 

Vous avez été coiffeuse pendant 54 ans, vous êtes basée à Stiring-Wendel, votre fille a repris le salon familial. Qu’est-ce qui selon vous à changer dans votre métier entre votre génération et celle de votre fille ?

Oh oui, il y a eu un changement surtout depuis le Covid mais même déjà ça fait une quinzaine d’années on peut dire que les choses ont changé avec justement ces charges on ne trouvait plus de collaborateurs qui avaient cette passion de notre si beau métier et donc tout ça est devenu beaucoup plus difficile, plus administratif, plus de coûts et parfois même, on peut dire, une dégradation de l’image de notre métier parce que les diplômes ont été un peu mis à la baisse.  Quand ma fille s’était posée la question si elle devait reprendre, honnêtement je lui avais même à la limite déconseillé, j’ai dit : écoute va comme salarié parce qu’à la limite tu auras ton salaire à la fin du mois, tu pourras tomber malade et t’auras tes 5 semaines de vacances ». Ce qu’un patron parfois, surtout avec les petites entreprises qu’on a en ce moment, n’a plus. Donc là c’est quand même un peu moins valorisant.

Combien de salons de coiffure existent en Moselle ? Les coiffeurs à domicile se développent… ?

On compte à peu près 1100 salons de coiffures dont aussi surtout une majorité de petites entreprises comme je le disais tout à l’heure et bien sûr il des coiffeurs à domicile, auto- entrepreneurs là-dedans aussi. Ça fait déjà une quinzaine d’années que ça s’est de nouveau développé. On avait déjà connu ça il y a 25 ans, puis ça s’était calmé un peu et là on va dire que depuis le Covid a donné un nouvel élan parce que chaque collaborateur veut être patron mais pas avoir de contraintes.

Pour la mobilisation du 30 juin, sentez-vous les coiffeurs mosellans impliqués ? Un départ est-il prévu pour aller à Paris ?

C’est ce qu’on essaye de faire depuis 1 mois, depuis qu’on sait que ça a été lancé par la national, alors nous on a prévu de partir avec un bus et tout sera gratuit et proposé par l’UNEC 57. Mais, vous voyez, là aussi, il manque un peu de motivation, on va dire entre guillemets chacun râle dans son coin mais personne ne se mobilise pour venir et monter avec nous à Paris donc ça je trouve un peu dommage parce qu’au niveau de l’Etat on devrait montrer que l’union fait la force. Ça reste silencieux, je trouve que c’est quand même très dommage parce qu’on n’arrête pas de mobiliser, on n’arrête pas d’appeler à droite à gauche, d’envoyer des mails. Mais chacun à une autre raison de dire « allez-y, nous on récoltera ce que vous aurez semé ».


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