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Plus d'un million d'euros de baisse des ressources pour la Ligue contre le cancer de Moselle en 2020

Plus d'un million d'euros de baisse des ressources pour la Ligue contre le cancer de Moselle en 2020

Son N°1 - Plus d'un million d'euros de baisse des ressources pour la Ligue contre le cancer de Moselle en 2020

Francis Flamain – président de la ligue contre le cancer Moselle

Cette semaine, c’est la semaine nationale de lutte contre le cancer, l’occasion de faire un point avec vous sur les derniers mois.

Depuis un an toutes les manifestations (ou presque) sont annulées. On pense à "Une rose, un espoir" ou encore à "la Forbachoise" ou à "la Sarregueminoise". On imagine que ça a eu un impact sur vos finances ? 

Oui, un impact d'ailleurs assez dramatique puisque si je fais une différence avec 2019, nous avions eu 1 million 200 000€ du produit des manifestations et en 2020 nous sommes à 130 000€. Vous le mentionnez, Une rose un Espoir, qui nous avait rapporté 900 000€ en 2019, nous a rapporté cette année 100 000€. La manifestation n'a pas eu lieu, nous avons eu simplement le produit du sponsoring et du mécénat. Et sur les autres manifestations qui nous avaient rapporté 300 000€ nous sommes à 30 000€ donc toutes les courses telles que la Sarregueminoise, la Messine n'ont pas eu lieu ainsi que toutes les manifestations inscrites dans le cadre d'octobre rose.

Qu'en est-il des dons qui peuvent être faits tout au long de l'année par des particuliers ? 

Ils ont diminué de façon pas trop importante puisque nous avons une baisse de nos donateurs de 10% donc une baisse des dons d'environ 10% également. Si on cumule cette baisse des dons + le non produit des manifestations on arrive quand même à une différence par rapport à 2019 qui est de 1 million 200 000€ de moins sur nos ressources ce qui est extrêmement important bien évidemment. 

Au niveau de vos actions. Avez-vous dû revoir votre manière de faire ?

Il a fallu faire des choix en ce qui concerne nos missions sociales. Nous avons bien entendu supprimé tout ce qui était financement des équipements diagnostiques et de traitement, donc l'aide aux structures hospitalières. 2019 nous avions financé 325 000€ en 2020 nous n'avons rien financé. Nous avons également diminué de façon drastique le financement de la recherche. En 2019, presque 1 million d'euros financés par le département de la Moselle, en 2020 135 000€ vous voyez donc une différence extrêmement importante. Par contre nous avons continué tout ce qui était aide aux malades. Notamment sur les soins de support, sur les consultations psy et également tout ce qui est aide aux personnes atteintes de cancer en situation de précarité. Les suivis se sont faits en visioconférence.   

Avec la crise du Covid on a également beaucoup entendu que les gens n’osaient plus aller à l’hôpital ce qui pourrait avoir un impact sur la prise en charge des cancers, est ce que c’est le constat que vous faites aussi ?

Oui, bien évidemment, la COVID c'est un facteur de stress, les gens ont peur d'aller à l'hôpital mais il ne faut surtout pas qu'ils diffèrent leurs rendez-vous. Le gros problème en fait c'est la déprogrammation des opérations qui sont dramatiques pour les personnes atteintes de maladies chroniques comme le cancer. En 2020 on a à peu près 90 000 personnes qui n'ont pas été diagnostiquées, ça veut dire des milliers de morts dans les 5 années à venir. Actuellement on est à 95 000 retards de diagnostiques au moins. Le gouvernement a fait un choix de vivre avec le virus depuis 2 mois, il n'y a pas eu de confinement et il faut bien le dire sur le plan sanitaire c'est un très mauvais choix pour les personnes atteintes de pathologies chroniques. 

On va parler de votre actualité avec notamment la vente des primevères qui va démarrer, comment ça va se passer cette année ?

C'est une opération spécifique au secteur de Sarreguemines initiée il y a très longtemps. Une opération qui ramenait beaucoup d'argent puisque l'an dernier nous avons eu 60 000€. Bien évidemment, compte tenu de la COVID  nous n'avons pas voulu exposer nos bénévoles donc ils ne pourront pas aller à la rencontre des personnes pour leur proposer des primevères. Cette année, on a fait une opération un peu spéciale, on a écrit a l'ensemble des collectivités locales en leur proposant d'acheter des primevères qui seront acheminées directement dans ces collectivités. Et la seule possibilité que nous avons eu c'est de mettre en place un stand chez l'horticulteur Caspar à Morsbach. 

Margot Benabbas

| mercredi 17 mars 2021 à 11:41 - Mise à jour à 16:11

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