Forbach : L’hôpital Marie-Madeleine organise une journée pour sensibiliser et informer sur l’épilepsie


par Camille Bazin
jeudi 12 février 2026 à 08:54

L’hôpital Marie-Madeleine organise une journée pour sensibiliser et informer sur l’épilepsie
Léa Potié (à droite sur la photo) tiendra un stand d'informaion ce vendredi à Forbach

L'hôpital Marie-Madeleine de Forbach organise ce vendredi 13 février une journée de sensibilisation et d'informations sur l'épilepsie. En France, 700 000 personnes souffrent d’épilepsie soit 1% de la population. L'invitée du Grand Réveil de ce jeudi en fait partie.

Son N°1 - L’hôpital Marie-Madeleine organise une journée pour sensibiliser et informer sur l’épilepsie

Léa Potié - correspondante locale de l'association Epilepsie France en Moselle

Vous serez présente demain dans le hall de l'hôpital de Forbach. Qu'est-ce qui est prévu ?

De mon côté, je vais tenir un stand d'information dans le but d'être un peu le relais de l'équipe médicale, de prodiguer des conseils, du soutien, de présenter l'association avant tout. Et il y aura une conférence qui sera réalisée par deux neurologues à 10h30 et l'événement est de 9h à 13h30 à l'hôpital de Forbach.

Alors pourquoi c'est intéressant pour vous de venir, de participer à ce genre d'événement en tant que correspondante d'Epilepsie France ?

De mon côté, bien sûr, la priorité, c'est d'informer, de sensibiliser, de parler de l'épilepsie. Plus on se mobilise, plus les gens déjà sont en capacité de produire les gestes d'urgence s'ils assistent à une crise. Ça, c'est déjà la priorité. Et puis de mettre en lumière la pathologie, parce qu'il faut quand même savoir qu'elle est insuffisamment connue et qu'elle est souvent associée à de la discrimination et du rejet. L'objectif, c'est vraiment de démystifier cette maladie.

L'épilepsie est mal connue. Alors dites-nous, qu'est-ce que c'est ?

Alors l'épilepsie, c'est une maladie neurologique chronique. Il faut quand même savoir que c'est la deuxième maladie neurologique chronique la plus fréquente après la migraine. On est 700.000 personnes épileptiques en France, ce qui représente à peu près 1% de la population. Donc forcément, si vous faites un calcul, on a au moins une personne dans notre entourage de près ou de loin concernée par l'épilepsie. Donc il est vraiment important d'en parler. Il faut savoir qu'il existe deux grands types de crises. Il y a les crises généralisées et les crises partielles. Donc les crises généralisées, ça touche l'intégralité du cerveau, les crises convulsives. C'est ce que vous voyez à la télé. C'est ce qui fait en général peur. Parce que oui, une crise convulsive fait peur, c'est certain. Vous voyez une personne qui va convulser, qui peut des fois s'uriner dessus. Ça, c'est en général la crise qu'on connaît le plus. Mais il n'existe pas que ça. Il y a les absences, c'est-à-dire que la personne va perdre le contact. C'est une rupture de contact brève. Ça peut être une seconde, quelques secondes et on ne s'en rend pas compte. C'est une crise qui va toucher une partie du cerveau et ça se traduit par différentes manières. En fait, selon la zone impliquée au niveau du cerveau, ça va se traduire peut-être par un trouble du langage. Il faut bien se rendre compte qu'il n'y a pas une épilepsie, mais des épilepsies. Et on est 700 000 épileptiques. On a 700 000 épilepsies différentes parce qu'on fait tous un peu différemment des crises.

Mais celle qu'on connaît le plus, celle qui est la plus impressionnante, on peut en être témoin. Et dans ces cas-là, il n'est pas forcément évident de savoir comment réagir. Alors dites-nous, que faudrait-il faire ?

Quand une personne fait une crise, il faut surtout noter l'heure précise à laquelle débute la crise. Et forcément, dégager l'espace qui est autour de la personne. Ne jamais entraver ses mouvements, parce qu'une personne qui va convulser, il faut savoir qu'elle convulse de manière très forte. Et on ne peut pas forcément la bouger. Donc il faut surtout ne pas entraver ses mouvements. Protéger sa tête, si on y arrive. Donc vous mettez un coussin ou un vêtement sous sa tête. Desserrez ses vêtements, son col, sa ceinture. Si la personne a des lunettes, surtout lui enlever les lunettes. Et à partir du moment où la convulsion est terminée, donc vraiment les mouvements, on peut essayer de la mettre en position latérale de sécurité. Mais surtout, bien noter l'heure de début de crise. Parce que ça c'est vraiment important. Si la crise dure entre 4 et 5 minutes, là il faut appeler les pompiers. Parce que ça peut avoir des conséquences sur son cerveau. Moi j'ai une petite anecdote, ma fille est épileptique aussi, tout comme moi. Et quand elle a fait une crise à l'hôpital, son neurologue a pris sa montre et a enclenché un chronomètre. Alors moi, sur le moment, je ne comprenais pas. Mais en fait, oui, c'est vraiment important de noter et de savoir combien de temps dure la crise. Parce que c'est ça qui va avoir un impact sur la suite.

Vous serez présente demain à Forbach pour parler de la maladie. Et le reste du temps, quel est votre rôle en tant que correspondante locale de l'association Epilepsie France en Moselle ? Est-ce que vous organisez d'autres choses, notamment du soutien aux personnes qui sont malades ?

Oui, alors nous, nos missions prioritaires, c'est d'informer, de conseiller, d'aider et soutenir les patients, mais aussi leurs proches. D'un point de vue local, je tiens une permanence téléphonique dans le but de conseiller et soutenir les patients, les parents de patients. Et j'essaye de réunir les patients, les parents de patients, en les conviant à des moments d'échange par le biais de cafés-rencontres. On est tous là, forcément, pour la même problématique et le fait de se réunir, d'en discuter ensemble ou non, c'est plus facile. Ça facilite le lien. Et l'objectif, vraiment, c'est de rompre l'isolement que crée la maladie.


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